LE MARIAGE FORCE Cie 800 litres de paille

Cette pièce de Molière écrite en 1664 interroge les convenances sociales en s’amusant des codes du mariage.Comédie de moeurs, la pièce questionne les enjeux du pouvoir et des faux semblants.


Sganarelle, un barbon de cinquante-trois ans, s’est mis en tête d’épouser la jeune Dorimène, fille d’Alcantor. Il s’en ouvre à son ami Géronimo, qui se moque de lui, mais ne parvient pas à le dissuader de ce projet insensé. Il lui suggère de demander conseil à deux philosophes, Pancrace et Marphurius… Cependant, Sganarelle s’aperçoit que sa dulcinée, la jeune et fougueuse Dorimène, est assoiffée de liberté.
Fantaisie absurde et déjantée, la pièce est mise en scène en quadri-frontal où tout le dispositif scénique est à vue du public. Les comédiens sont ainsi au plus près en interaction directe avec les spectacteurs. Ils captent, jouent de cette proximité dans une pièce rythmée, prolongée d’une immersion sensorielle offerte par l’odeur et le bruit de 800 litres de paille.

LES MISERABLES

Cie Karyatides

L’histoire d’un homme qui a tout perdu, paria de la société, poursuivi par son passé de bagnard et qui se sacrifie pour le bonheur d’une enfant que le sort lui a confié... d’une femme victime, réduite à vendre son corps et à abandonner son enfant, d’un flic fanatique et infatigable, d’un gamin des rues impertinent et libre, d’une justice inique, d’une course poursuite qui dure des années et d’un homme dont la conscience est sans cesse mise à l’épreuve. C’est l’histoire d’un peuple aux abois qui se soulève et défend son idéal
jusqu’à la mort.


Fidèle au récit, l’adaptation est resserrée, précise et puissante. Sur scène, deux comédiennes avec une simple table et des figurines de récupération, tels des santons, jouent en un peu plus d’une heure les deux mille pages des Misérables. Un exploit relevé par l’intelligence de la mise en scène, de la dramaturgie et de la scénographie. L’interprétation toujours juste, entre humour et profondeur, se conjugue à une maîtrise
parfaite de la manipulation.
Avec son théâtre d’objets, populaire, inventif, visuel et poétique, la compagnie belge Karyatides réussit à nous faire vivre les figures les plus marquantes de ce grand récit littéraire. Brillant. Un vrai coup de coeur.

Dans cette adaptation théâtrale et musicale d’un de ses livres pour enfants, Emmanuel Da Silva, musicien, auteur et compositeur pour de nombreux artistes de la scène française, nous livre avec Le mystère des couleurs, un récit tendre et émouvant.


Coco le corbeau est peintre. C’est lui qui peint le monde avec ses plumes, qu’il trempe dans les fleurs,
dans la mer, dans les rivières. Mais il est triste parce que, comme tous les corbeaux, Coco est tout noir.
Il rencontre Marta, une corneille qui entend sa tristesse.


Mais en tombant de l’arbre, Marta perd la boule. Elle se prend pour une hirondelle…
Ce conte initiatique composé de multiples expressions artistiques qui en font sa force créative (chant,
peinture, vidéo, mimes...) raconte, tout en délicatesse, une jolie histoire de tolérance pour petits et
grands.

 

 

BLOCK

 Cie La Boîte à Sel

« Ne plus chercher à tout comprendre, accepter ses propres limites, libérer son imaginaire, décoller sur un accident peut-être, mais ensemble » Céline Garnavault, comédienne-marionnettiste.


Une femme découvre sous un casque de chantier un petit cube translucide de 7cm3 muni d’une enceinte. Le premier son émis par ce block est un bip, bip de sécurité, qui soudain s’emballe et que la femme - dans une tentative de retour au calme - manipule et déclenche contre sa volonté une réaction en chaîne.
Une interprète marionnettiste et soixante hautparleurs, objets connectés : les blocks, dessinent et composent en grande proximité avec le public. Se tissent alors entre son corps et ces objets de multiples possibilités de jeu.


Comment cette humaine va t’elle accepter de lâcher son obsession de maîtrise et inventer une autre forme de relation ? Quel va être son nouveau statut alors que les blocks n’ont plus besoin d’elle ?

 

VANISH | Lucie Bérélowitsch

le Préau CDN

Vanish est la nouvelle création de Lucie Berelowitsch , directrice du Préau - CDN de Normandie

à Vire depuis janvier 2019. Le texte du spectacle de Marie Dillasser évoque celui qui part en mer

et ceux qui restent, la liberté, le sentiment de joie et de plénitude mêlé à ceux de la solitude et du danger.
 

L’histoire de Rodolphe, à l’aube de sa quarantaine, construit une disparition volontaire. Marin aguerri,
il prépare minutieusement son départ à bord d’un voilier. Il laisse à terre sa femme, sa famille,

sa vie actuelle.
Fort de sa contradiction de fuite dans l’espoir d’être retrouvé, il est témoin d’un phénomène météorologique
non-identifié. Après plusieurs jours de perdition, il nous décrit son nouvel environnement
fantasmé ou non, ce monde parallèle et raconte son histoire, celle qui l’a mené jusqu’ici. Quitter tout et
trouver autre chose.


« En mer, concret - pragmatisme se mêlent à des moments de grande poésie, de grand contact avec les
éléments, de grande plongée aussi en soi-même. »
Lucie Berelowitsch, septembre 2019 « Chercher une langue qui dise l’étendue, la lumière
changeante, le ciel changeant, les vents changeants, le bateau dans le versant de la houle, ..la cloche qui
sonne la verticale, la rafale, .., trouver l’ordre des mots et des gestes qui doivent aller à l’essentiel »
Marie Dilasser

 

 

PLUS GRAND QUE MOI

Cie Théâtre du Baldaquin

 Nathalie Fillion

Avec Plus grand que moi Nathalie Fillion offre une écriture d’une grande subtilité,  poétique, enlevée et drôle. Elle nous livre le portrait sensible d’une femme d’aujourd’hui, entre rêve et réalité.


«Je m’appelle Cassandre Archambault, je trouve que la vie est belle. Je dois être dingue. Je suis dingue ?»
Cassandre Archambault est née en 1986 à Paris 11e. Comme tout le monde, elle n’a choisi ni son nom, ni son époque. Elle aimerait bien prédire l’avenir et changer le monde, mais elle ne sait pas par où commencer… Alors, pour y voir plus clair, elle enfourche sa bicyclette et chaque nuit, elle parcourt la terre. Nathalie Fillion interroge notre propre place, ce qu’elle a d’unique et ce qui la relie aux autres. Dans une performance aussi physique que verbale, les multiples dimensions de notre existence sont mises en scène, du loufoque au tragique, de nos petitesses à nos grandeurs quotidiennes pour questionner nos aspirations et notre quête de sens.


Plus grand que moi est un spectacle joyeux sur le mot liberté appliqué à l’échelle d’une vie. Nathalie Fillion écrit un texte puissant pour démontrer que le rêve n’est pas qu’un ailleurs, il peut constituer notre propre réalité. Manon Kneusé signe un remarquable moment d’interprétation.

 

DHOAD

Gypsies of Rajasthan

Rahis Bharti, originaire d’un petit village nomméDhoad en Inde, est issu d’une famille de musiciens du Rajasthan qui transmettent leur passion de la musique traditionnelle depuis des  millénaires au service des Maharajas.
Le nouvel album Times of Maharajas de Dhoad mélange les sonorités anciennes et orientales avec une frénésie qui raconte les rites, les cérémonies pour la vie et la nature.


Dhoad, des confins du Rajasthan, est une musique ennivrante qui va aussi puiser aux racines du monde gitan pour un voyage musical festif empreint d’une forte spiritualité.
Enrichis par leurs pérégrinations incessantes, ces musiciens virtuoses associent les accents groove de leurs musiques aux sons des instruments traditionnels.


Peu à peu Rahis Bharti s’est imposé sur la scène musicale mondiale par la singularité de ses créations musicales et leurs puissances évocatrices.

 

 

MASSIWA et L'EXPAT

 Salim Mzé Hamadi Moissi

Double plateau chorégraphique

 

#1- Massiwa « les îles » en comorien, ouvre de nouveaux horizons à la danse hip hop.

Dans cette pièce chorégraphique pour sept interprètes, le chorégraphe Salim Mzé Hamadi Moissi nous convie à un voyage inhabituel au sein de cet archipel de l’Océan Indien où il est né et a grandi. Pour quelles raisons aime-t-on le lieu d’où l’on vient ? Qu’a-t-on envie d’en transmettre aux autres ? Figure de la scène chorégraphique hip hop en Afrique, Salim Mzé Hamadi Moissi (alias Seush) est un danseur autodidacte qui a d’abord appris la danse dans la rue avant de conquérir les plateaux de danse européens.

 

#2- L’expat

Ce spectacle mêle humour, danse et théâtre. Il raconte l’histoire d’un homme face au défi de l’expatriation, de ses rencontres, de sa confrontation avec sa culture d’origine.
À 18 ans, Salim Mzé Hamadi Moissi, quitte son île pour étudier au Sénégal. Sa rencontre avec la danse hip hop lui permet rapidement de parcourir le monde.


En 2014, il décide de retourner vivre aux Comores et son retour au pays marque le début d’une réflexion sur son rapport à sa culture, qu’il publie sous forme d’essai. Aujourd’hui il transforme le texte en mouvement

 

LE DISCOURS

Emmanuel Noblet

 

Adaptation du roman de Farice Caro

Lors d’un dîner en famille, Adrien, qui vient de se faire quitter, apprend qu’il doit prendre la parole au mariage de sa soeur. En réfléchissant à son discours, Adrien cite Cioran et nous avertit qu’il faut « apprendre à être perdant ». Le ton est donné et chacun choisira de rire ou pleurer des malheurs d’un anti-héros. On pourra même faire les deux.
La dépression est ici heureuse et nous rions de ces névroses qui sont aussi les nôtres.
Ce Discours redonne un peu d’amour aux loosers magnifiques, un peu de douceur aux mélancoliques, de la tendresse pour les désabusés, une mansuétude pour les inadaptés de l’existence, et un peu de superbe à toutes les victimes de chagrins d’amour.

 

EMMANUEL NOBLET ET FABRICE CARO
Avec l’adaptation du texte Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, Emmanuel Noblet a signé un remarquable moment de théâtral qui a sillonné les scènes françaises et étrangères. Pour cette nouvelle création, il s’empare à nouveau d’un texte percutant, à la fois drôle, et empathique de nos grandeurs et misères intimes.
Le Discours de Fabrice Caro, auteur de bandes-dessinées (dont Zaï, zaï,zaï, zaï - Grand Prix de la critique ACBD ) mêle à un sens aigu de l’observation, un irrésistible humour absurde

 

CINE CIRCO

Circo Hechizo

Mêlant cirque et cinéma, Ciné Circo est un spectacle inclassable qui interpelle la mémoire d’un monde qui se digitalise toujours plus à travers un drôle de personnage, un brin maladroit, légèrement désorganisé et  un projecteur, un vrai, de 16 mm.
machine cinématographique réinventée prend forme sous les yeux des spectateurs et s’anime de
l’intervention du circassien. Le spectacle réactive la relation historique entre le cirque et le cinéma.

Il invoque ces réalisateurs emblématiques ayant des ancêtres communs avec les clowns (Chaplin, Keaton…).
Tomas Kaulen Diaz, acrobate, équilibriste, jongleur et mime redonne vie au début du 7e art avec le

rythme, l’humour et la force créative d’un artiste présent exceptionnellement en France pour cette création.

TOMAS KAULEN
Né à Santiago, il est auteur et artiste de cirque et de cinéma. Il participe au développement des arts du cirque dans son pays d’origine et entretient avec la France des échanges artistiques réguliers.
Il crée Circo Hechizo une plateforme pluridisciplinaire de recherche et de rencontre artistique entre le cirque et les autres arts scéniques.

 

SOUS LA NEIGE

 Cie Les Bestioles

La Compagnie des Bestioles porte une écriture scénographique contemporaine associant une création lumière stylisée et de subtils arrangements sonores insufflant ainsi un travail du mouvement proche de la chorégraphie.
Sous la neige raconte les émerveillements et les émotions quand le regard se pose pour la première fois sur le monde qui entoure le jeune enfant. Quand les sons nous émeuvent et que le

temps suspendu invite à la poésie, quand le paysage se fait papiers de soie,
blancs, froissés, enchevêtrés qui semblent respirer au son du vent.
Ce monde tout entier s’anime avec ses creux et ses bosses, comme le rêve et les imaginaires qui se dessinent. Le sol s’éclaire et ondule et le papier, telle une tige, se déploie et se déroule.
Un spectacle à la poésie visuelle et sonore où la danse s’invite par les vents.

Succès au festival d'Avignon 2017

SUZANE

Electron libre de la nouvelle scène chanson électro, Suzane fait une entrée fracassante dans le paysage musical français. Celle qui se définit elle-même comme une « conteuse d’histoires vraies sur fond d’électro » impressionne et ne cesse de surprendre avec ses textes ciselés et ses mélodies imparables.


Après 15 ans de danse et de passion pour la chanson réaliste, Brel, Piaf, Barbara... Suzane a réussi un style personnel entre chanson française et rythmes à danser. Seule sur scène, entourée de ses claviers, elle irradie. Ses chansons sont des histoires, ses histoires, qui nous poussent immanquablement à danser.
 

Elle présentera ici son nouvel album « Toï Toï » sans oublier ses premiers succès.
Pour cet album  à la fois fier et inclassable, Suzane a composé des missiles à tête chercheuse. Subtil croisement des genres où les émotions ne sont jamais galvaudées. L’album est saisissant et furieusement vivant comme l’est l’artiste. Un souffle musical et scénique
avec, sur le plateau, une artiste.

 

Révélation scène aux Victoires de la musique 2020

LA PETITE FILLE ET LA MER

 Cie Tourner la page

Une petite fille aime tant la mer qu’elle s’y rend tous les jours pour la contempler et y jouer avec son ami
Bernard le crabe. Mais ce jour-là, sur la plage, elle l’attend longtemps. Elle attend avec inquiétude que
la mer remonte. Mais aucune étendue d’eau à l’horizon.


Il semble que la grande bleue ait décidé de ne pas revenir. Pour toujours ? Que s’est-il passé ? Estelle
fâchée ? Et si tout cela n’était qu’un mauvais rêve qui hante les hommes pour qu’ils comprennent que sans la mer ils seraient bien en peine de suivre le fil de leur existence.


Un conte allégorique avec une petite fille qui aurait le pouvoir d’entendre et de parler avec la mer parce
qu’il est indispensable de comprendre le langage de la nature quand elle essaye de vous parler.

 

UNE PELLE

Cie Ballet cosmique

Ce spectacle est l’histoire d’une expédition au pied de la baie du Mont Saint-Michel…
Les circassiens funambules installent leur bivouac au rythme des marées et y passent la nuit. Une immersion pour créer la matière du spectacle nourri de leur présence in situ. Les artistes nous racontent leur nuit sous tente.
Le lendemain, jour de la représentation, les spectateurs sont invités à une petite marche jusqu’au point
de départ de l’expédition. Puis la magie du fil, l’ascension, pas à pas, mot à mot.
L’objectif : s’élever pour toucher le ciel ! Un balancier pour deux. Les deux amis montent sur le fil. Ils sont
liés. Nous devinons où ils vont mais à quel prix, celui du risque et celui du rêve.
Pour un moment insolite jusqu’au bout, popcorns autour du feu de camps pour tous. Alors, prenez vos
doudounes et pourquoi pas vos duvets.

L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES

 Théâtre des Turbulences

L’homme qui plantait des arbres est une nouvelle de Jean Giono écrite en 1953. D’un retentissement mondial, elle est aujourd’hui considérée comme un manifeste à part entière de la cause écologiste.

Le texte s’associe ici à une scénographie alliant marionnettes sur table et marionnettes portées.

Pas de gradins, pas de scène, pas de décor grandiose, juste le texte et la matière, l’écoute et le regard.
 

Un homme dans les Alpes de Haute-Provence rencontre un berger. Ce berger vit seul dans un pays
hostile et plante cent arbres tous les jours sans rien attendre en retour. Année après année apparaissent des forêts de chênes, de hêtres, de bouleaux… L’eau est revenue. Les villages se repeuplent. La lande aride et désolée est devenue une terre pleine de vie.


Cette fable nous ramène à l’essentiel, celui de l’écosystème avec les arbres comme source d’eau et de
vie. Elle interroge notre implication dans ces gestes quotidiens pour s’adapter, trouver des solutions. La
nature au coeur de ce récit est en lien et dépend de nous.

 

Communauté d'agglomération Mont Saint-Michel - Normandie

1 rue Général Ruel - 50300 AVRANCHES

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Direction artistique et culturelle 

7 rue des écoles - 50300 AVRANCHES